Vous le savez, j’ai été militant de l’UDF et j’ai participé aux campagnes présidentielles et législatives dans la Vienne. Deux engagements dont je suis très fier et que je ne renie pas. Pourtant, vous le savez aussi, j’ai choisi de ne pas suivre notre béarnais dans sa solitaire aventure modémienne.
Même s’il m’est arrivé d’être légèrement critique à l’encontre de ce parti orange et malgré une colère personnelle et sourde envers son président, il s’agissait surtout de remettre à sa juste et basse place l’équipe qui le représente localement.
Mais lorsqu’assistant à un congrès sur Paris, j’ai vu que F. BAYROU faisait parti du casting des intervenants, j’étais plutôt content et j’espérais qu’il saisisse l’occasion de cette tribune pour se relancer, pour repartir, pour redevenir celui qui m’a fait prendre ma carte à un parti politique…
Que n’avais-je osé espérer ?
Plus il progressait dans son intervention, plus je m’enfonçais sur mon siège. Plus la déception et la honte d’avoir espérer quoi que ce soit de lui me giflaient. Et soudain, j’ai identifié le problème du béarnais :
Avant, il était optimiste. Avant, il ne craignait pas l’avenir.
Aujourd’hui, il a peur. Tout le monde a peur, j’ai peur. Mais, pour autant, je n’ai pas perdu l’Espoir.
François BAYROU est devenu pessimiste. De là viennent tous ces problèmes. De là vient son incapacité à tenir des propos constructifs. De là viennent son opposition, ses critiques permanentes et continuelles.
Aussi, à la fin de la conférence, j’ai décidé d’aller le voir. Après un moment, j’ai réussi à l’approcher. Je l’ai salué et je me suis présenté comme un ancien militant UDF. Puis je lui ai demandé :
« Pourquoi êtes-vous devenu pessimiste ?
- Mais jeune homme, parce que les choses ne vont pas bien, a-t-il répondu.
- Les choses n’étaient pas parfaites avant non plus, pour autant vous n’étiez pas pessimiste, vous ne craigniez pas l’avenir.
- Parce que les mesures qui sont prises vont en contradiction avec d’autres mesures que ce gouvernement prend. Vous devriez être plus conscient de tout cela et vous devriez résister.
Puis voyant que nous étions filmés, il s’est échappé avant que je n’ai le temps de répondre.
Un homme s’est approché de moi et m’a dit : « Vous avez bien fait. Moi-même, je suis un ancien de l’UDF et je suis au MoDem, mais je vous remercie de lui avoir posé cette question. »
Aujourd’hui, je sais que je ne pourrais jamais faire confiance à F. Bayrou. Comment faire confiance à un homme qui n’a pas d’espoir et qui a peur de tout. Et laissez moi vous dire que jamais il ne retrouvera le niveau ni les qualités pendant la campagne.